Depuis la console si votre Kastel est hébergé par nous, ou si vous l’hébergez vous-même sous Kastel Enterprise : onglet « Qui décide » d’un département, sur Mon Kastel.
En ligne de commande si vous hébergez Kastel vous-même avec la version gratuite, qui n’a pas de console web : kastel aor show, kastel read-audit.
Ce que la page décrit est la même capacité des deux côtés. Ce qui change, c’est la surface.
Qui voit quoi : le périmètre
Chaque personne de votre entreprise a un périmètre : les départements et les documents qu’elle a le droit de lire. Ce périmètre est la seule chose qui décide de ce qui lui est servi, et il s’applique partout de la même façon - dans la console, dans les réponses, et à travers les IA branchées.
C’est la conséquence la plus importante à retenir : une IA branchée sur votre Kastel ne voit jamais plus que la personne au nom de laquelle elle travaille. Vous ne réglez pas les droits d’une IA, vous réglez ceux d’une personne, et l’IA en hérite.
Le périmètre se modifie département par département. Avant d’appliquer quoi que ce soit, votre Kastel vous montre l’impact du changement : quelles pages deviendraient visibles, lesquelles seraient masquées, et pour qui. Vous appliquez ensuite, ou pas. Chaque changement appliqué est daté, attribué à son auteur et réversible d’un bouton.
kastel aor show affiche le modèle de gouvernance en langage clair. kastel aor preview montre l’avant/après d’une opération sans l’appliquer, kastel aor dry-run énumère les pages qu’elle masquerait ou exposerait pour chaque personne, kastel aor apply l’applique, kastel aor revert l’annule.
Qui décide : le responsable de département
Chaque département a un responsable. C’est lui qui tranche dans son département, et c’est vers lui que remontent les demandes de validation qui le concernent. Sans responsable désigné, les demandes remontent à la direction : le dirigeant voit tout, en permanence.
À côté du responsable, vous pouvez écrire des règles de validation : une catégorie d’action qui devra toujours passer par un humain, décrite dans vos mots (« les remises au-delà de 15 % », « toute réponse envoyée à un client »). Ces règles s’appliquent à tous, humains et IA. Une IA peut demander une validation de plus si elle doute ; elle ne peut jamais en retirer une. C’est la règle qui commande, pas le modèle.
Ce que ces règles ne peuvent pas faire est dit aussi franchement : Kastel les tient partout où Kastel est l’exécutant. Quand l’action part dans les outils de l’IA branchée - envoyer un email, faire un paiement - c’est votre outil d’IA qui exécute, et Kastel ne le voit pas.
Qui sait : ce que le travail montre
La matrice ci-dessus dit ce qui est écrit noir sur blanc. Votre Kastel sait aussi dire autre chose : qui a réellement écrit et tenu à jour les pages d’un sujet. Les deux ne coïncident pas toujours, et l’écart est utile à voir - c’est souvent la première chose qu’un dirigeant découvre sur sa propre organisation.
Cette vue s’ouvre sous les règles déclarées, dans l’onglet « Qui décide » d’un département. Elle rend deux registres sans les fondre, et ne calcule aucune note : ce sont des comptages, pas une évaluation. Depuis une IA branchée, la même réponse s’obtient en posant la question directement.
- Un échec de lecture n’est jamais une liste vide. « Cette liste n’a pas pu être chargée » et « personne n’a laissé de trace » sont deux phrases différentes, et votre Kastel ne les confond pas.
- Une liste incomplète le dit avant de s’afficher, et affiche quand même ce qu’elle a.
- Les pages écartées par votre politique sont comptées à part et nommées, jamais retirées d’un total en silence.
- Tout se déduit des seules pages que vous pouvez consulter. Une personne dont le travail est hors de votre périmètre n’apparaît pas.
Un rôle n’est pas un périmètre
Deux notions se ressemblent et ne se remplacent pas. Le rôle - propriétaire, administrateur, membre, auditeur - dit ce que vous pouvez administrer : ajouter quelqu’un, changer un réglage, décider d’un effacement. Le périmètre dit ce que vous pouvez lire. Un administrateur n’a pas pour autant accès à tout le contenu ; un membre sans rôle d’administration peut très bien avoir le périmètre le plus large de l’entreprise.
Quelques gestes sont réservés au propriétaire et aux administrateurs parce qu’ils engagent l’entreprise entière, pas parce qu’ils lisent plus : allumer ou éteindre ce qui tourne tout seul, décider d’un effacement, lancer une opération qui dépense vos clés IA.
Les quatre rôles, ce que chacun permet et comment on les attribue sont décrits dans le guide « Inviter votre équipe ».
Lire le guide Inviter votre équipeQui a consulté quoi
Savoir qui a accès est une chose ; savoir qui a consulté en est une autre, et c’est celle que votre auditeur demandera. Votre Kastel tient ce journal, sur votre propre instance, et ne le transmet à personne.
Il tient deux niveaux, et ils ne disent pas la même chose :
- Des compteurs agrégés au jour, scellés dans la chaîne d’audit de votre instance : quel acteur a consulté quelle entité ou quel département, combien de fois, pour une journée donnée. Aucun texte de page, aucun chemin en clair. C’est la couche opposable, et elle n’est jamais élaguée.
- Un relevé local par personne : quelle page, quel jour, combien de fois, et de quelle nature - la page ouverte, une question du point hebdomadaire consultée, ou une page citée dans une réponse. Ce relevé reste sur votre instance, se conserve trente jours par défaut, et cette durée se règle - y compris à zéro, si votre entreprise préfère ne rien enregistrer par personne.
Le mot compte : ces compteurs disent ce qui a été consulté sous les droits de l’appelant. C’est un sur-ensemble honnête de ce qui a effectivement été servi à un modèle, et l’unité est la page par appel - une page de sept sections ne compte jamais pour sept consultations. Ce n’est pas un journal horodaté vue par vue, et votre Kastel ne prétend pas en tenir un.
Chaque personne voit le sien, et seulement le sien : bloc « Ce que vous avez consulté », sur l’écran « Mes sources ». Personne ne peut lire celui de quelqu’un d’autre depuis la console. La vue d’ensemble se lit en ligne de commande sur votre instance - kastel read-audit entities et kastel read-audit person - et, dans la console, sur l’écran « Analyse d’impact », inclus à partir de Kastel Enterprise. Cet écran affiche un cumul depuis le début de l’émission, pas des compteurs au jour : c’est la même matière, pliée autrement.
La couche exportée du journal porte des identifiants nominatifs : croisés, ils permettent d’écrire « telle personne a consulté la fiche de telle autre, N fois, tel jour ». C’est délibéré, c’est la valeur même de l’analyse d’impact, et cela veut dire que cette couche se traite comme une donnée personnelle dans vos registres. Un effacement de personne supprime son relevé local et ses compteurs encore ouverts ; il n’atteint pas les compteurs déjà scellés dans la chaîne d’audit.
Lire la page Effacement RGPD