Un SIRH réunit ce qu’une entreprise protège le plus
Une IA utile sur votre organisation a besoin de savoir qui fait quoi et qui rend compte à qui. Cette information vit dans votre SIRH, et elle y voisine avec la paie, les absences, les entretiens annuels et les dossiers de départ.
Ces deux choses se confondent dès qu’on branche l’outil entier. C’est pour cette raison que le connecteur Lucca ne demande pas le dossier d’un salarié. Il demande son nom, son intitulé de poste, son service et son manager, puis il s’arrête.
Cette limite n’est pas un réglage que vous pourriez desserrer. Elle est écrite dans la requête envoyée à Lucca, qui énumère les champs voulus. Les autres champs ne quittent jamais Lucca, parce que personne ne les a demandés.
Ce que le connecteur demande à Lucca, ligne par ligne
Chaque ligne se vérifie dans votre propre Lucca, en ouvrant la fiche d’un salarié.
| Information dans la fiche d’un salarié | Demandée par le connecteur |
|---|---|
| Prénom et nom | Oui |
| Intitulé de poste | Oui |
| Service de rattachement | Oui |
| Manager, la ligne hiérarchique | Oui |
| Rémunération et éléments de paie | Jamais |
| Congés, absences et arrêts de travail | Jamais |
| Entretiens, évaluations et éléments disciplinaires | Jamais |
| Téléphone, adresse et courriel personnels | Jamais |
| Date de naissance | Jamais |
| Numéro national et numéro d’assurance | Jamais |
| Coordonnées bancaires | Jamais |
| Adresse professionnelle et identifiant de connexion | Jamais |
Les quatre premières lignes sont la totalité de ce qui entre. La dernière surprend souvent, et elle est délibérée. Une adresse professionnelle n’apprend rien sur la façon dont votre entreprise est organisée, donc elle n’est pas demandée, et votre Kastel n’a pas vocation à devenir un annuaire de contacts.
Lucca ne pose aucun droit de lecture par salarié
Dans un outil de discussion ou un espace de fichiers, chaque objet porte déjà la trace de qui y a accès, et un connecteur n’a qu’à la reprendre. Lucca ne fonctionne pas ainsi. La clé d’accès voit l’annuaire entier, du stagiaire au dirigeant, et il n’existe aucun droit par salarié dont on pourrait hériter.
Le connecteur en tire la conclusion la plus prudente possible. Tout l’annuaire est rangé dans un seul service, celui que vous désignez comme votre service RH, et ce service doit exister réellement dans votre organisation pour que le rangement ait lieu. Tant qu’il n’est pas désigné, ou que le nom donné ne correspond à rien de réel chez vous, l’annuaire reste en attente et personne ne le lit.
Une autre option aurait été tentante, et nous l’avons refusée. Ranger la fiche de chaque salarié dans son propre service donnerait un organigramme immédiatement utile partout. Cela répandrait aussi des données personnelles dans tous les services de l’entreprise, donc le connecteur ne le propose pas.
Chaque mise en attente laisse une trace, et la décision qui la lève en laisse une autre. C’est le travail que Kastel appelle gouverner son savoir, et une source RH est l’endroit où il se voit le mieux.
Quatre informations par salarié, et rien d’autre
Le périmètre de ce connecteur est délibérément étroit, et il se décrit en champs plutôt qu’en catégories.
La ligne hiérarchique est captée personne par personne, à travers le manager de chacun, ce qui suffit à répondre à la question de qui rend compte à qui. La hiérarchie des services entre eux n’est pas lue dans cette version.
La fiche d’un salarié parti ne disparaît pas toute seule
Lucca ne sait pas dire ce qui a changé depuis la dernière fois. Les dates qu’il expose sont des dates de contrat, pas des dates de modification, donc chaque passage relit l’annuaire en entier. Une fiche inchangée ne coûte rien à revoir, et un nouvel arrivant apparaît au passage suivant.
Quand une fiche n’est plus renvoyée par Lucca, ce qui est exactement ce à quoi ressemble un départ vu de l’extérieur, elle n’est pas effacée de votre Kastel. Votre Kastel enregistre la disparition sans retirer la fiche, dont les droits de lecture ne changent pas jusqu’à un effacement décidé par un administrateur.
C’est le comportement de tous les connecteurs de Kastel, et sur une source RH il mérite d’être dit franchement. Effacer la fiche d’une personne est une décision qui revient à quelqu’un, pas à un programme qui constate une absence dans une liste. Le connecteur se contente de signaler, et la décision reste entre vos mains.
La même prudence s’applique à une autre source sensible du catalogue, la comptabilité, décrite sur la page du connecteur Pennylane. Toutes les sources prises en charge sont listées dans le catalogue des connecteurs.
Ce que ce connecteur ne fait pas
Ces fiches portent la marque la plus restrictive que le moteur sache poser sur un contenu. Cette marque ne décide pas qui peut les lire, et elle n’agit sur les destinations autorisées qu’à partir du moment où un administrateur a posé la règle correspondante. Sans cette règle, elle reste une étiquette, et il vaut mieux le savoir que le supposer.
La prudence a un coût fonctionnel qu’il faut nommer. Comme tout l’annuaire est rangé dans un seul service, une IA qui travaille pour un directeur commercial n’a pas accès à l’organigramme. Si votre objectif est que chacun puisse interroger la ligne hiérarchique, ce connecteur n’est pas le bon chemin en l’état.
Il ne fait pas de RH. Il ne suit aucune absence, ne prépare aucune paie, n’instruit aucun entretien, et il ne remplace ni Lucca ni votre responsable des ressources humaines. Il donne à une IA de quoi comprendre comment votre entreprise est organisée, ce qui est une petite partie de ce que votre SIRH contient.
Ce qu’un intitulé de poste raconte dépend de ce que vos équipes y écrivent. C’est le seul champ libre des quatre, et il entre tel quel. Un poste renseigné avec un commentaire sur la situation d’une personne ferait donc entrer dans votre Kastel une information que le connecteur n’a pas demandée.
Dites-nous qui doit lire votre annuaire.
Une source RH se décide avant d’être branchée. Écrivez-nous ce que vous voulez qu’une IA sache de votre organisation, et nous vous répondrons avec ce que le connecteur lit, ce qu’il refuse de demander, et ce qui reste à votre charge.
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