Ce qui rend un changement de fournisseur coûteux, c’est tout ce qui vit à l’intérieur de l’outil qu’on quitte : la mémoire qu’il a accumulée, les instructions réécrites, les intégrations configurées. La condition pour partir sans tout reconstruire se prépare avant : un contexte qui vit hors du runtime, une prise standard pour s’y brancher, un export total et vos propres clés d’IA.
Le courriel des nouvelles conditions arrive un matin
Un matin, le courriel des nouvelles conditions tarifaires de votre fournisseur d’IA arrive dans votre boîte. Le nouveau prix est plus élevé, comme prévu. Mais la vraie question n’est pas le montant. La vraie question, c’est l’inventaire silencieux de tout ce que votre entreprise perdrait en partant, et personne ne l’a jamais dressé.
Ce jour-là, vous découvrez que vous ne comparez pas deux abonnements. Vous comparez le prix affiché du concurrent avec le prix caché du départ : tout ce que vos équipes ont construit à l’intérieur de l’outil, et qui ne les suivra pas. Tant que cet inventaire n’existe pas, le fournisseur le connaît mieux que vous, et il fixe ses conditions en conséquence.
L’inventaire de ce qui vous retient
Le premier poste, c’est la mémoire que l’assistant a accumulée sur votre entreprise : vos clients, vos projets, votre vocabulaire, les préférences de chaque collaborateur. Cette mémoire s’est constituée conversation après conversation, et elle ne s’exporte pas vers un concurrent. Elle appartient au produit, pas à vous.
Viennent ensuite les instructions personnalisées, réécrites outil par outil pour apprendre à chaque assistant comment votre entreprise travaille. Puis les intégrations, configurées une à une entre l’outil et votre messagerie, votre stockage, votre CRM. Puis les habitudes des équipes, qui ont appris où cliquer et comment formuler leurs demandes. Chacun de ces éléments se reconstruit de zéro au changement.
Ce coût de reconstruction n’apparaît sur aucune facture, mais il est bien réel, et c’est lui qui transforme un choix en dépendance. Un fournisseur qui peut couper l’accès, changer les prix ou fermer le service quand il le décide n’a pas besoin de vous enfermer par contrat : il lui suffit que partir coûte plus cher que rester.
Le contexte doit vivre hors de l’outil qu’on quitte
La parade ne consiste pas à mieux négocier le renouvellement. Elle consiste à faire vivre tout ce qui vous retient ailleurs que dans l’outil. C’est le rôle d’une couche de contexte : la mémoire structurée de votre entreprise, avec son organisation, ses processus et ses règles d’accès, vit dans une couche que vous possédez, et les IA viennent la lire au lieu de l’accumuler chez elles. La mémoire, les instructions et les règles cessent d’appartenir au fournisseur du moment, parce qu’elles n’ont jamais habité chez lui.
Le branchement passe par MCP, qui fonctionne comme une prise électrique standardisée : une prise murale normalisée sur laquelle n’importe quel appareil compatible se branche. Quand vous changez d’appareil, vous ne refaites pas l’installation électrique de la maison. Quand vous changez d’IA, vous débranchez l’ancienne et vous branchez la nouvelle sur la même prise, et la nouvelle lit le même contexte, sous les mêmes règles. Ces règles se gouvernent au même endroit : qui a décidé quoi, qui a le droit de voir quoi, avec un historique que vous pouvez consulter. C’est la différence entre régler des partages outil par outil et gouverner son contexte.
La liste à avoir mise en place avant
Le jour du courriel, il est trop tard pour préparer le départ. La liste ci-dessous se vérifie point par point, et chaque point se vérifie avant d’avoir besoin de partir.
- Le contexte vit hors du runtime : la mémoire de l’entreprise habite une couche que vous possédez, et l’outil d’IA vient la lire au lieu de la retenir. La question de l’endroit où doit vivre la mémoire de votre entreprise se pose avant tout le reste.
- Les IA s’y branchent par une prise standard : le protocole est ouvert et documenté, et tout outil compatible s’y connecte sans intégration sur mesure.
- L’export est total et dans un format ouvert : vous pouvez sortir l’intégralité de votre contexte quand vous voulez, et le relire sans l’outil qui l’a produit.
- Les clés d’IA sont les vôtres : vous connectez vos propres comptes auprès des fournisseurs de modèles, si bien que changer de modèle est une décision que vous prenez seul.
- Les règles d’accès sont écrites au même endroit : vous décidez ce que chaque IA a le droit de voir, et cette décision suit votre entreprise, pas l’outil. Elle se prépare au moment de connecter une IA à la messagerie, au stockage et au CRM.
Vérifiez chaque point vous-même
Cette liste ne demande aucun acte de foi. Le cœur de Kastel s’installe gratuitement sur vos propres serveurs, sans limite de taille ni de durée. Construisez votre contexte, branchez une IA avec vos propres clés, puis débranchez-la et branchez-en une autre : le contexte, les règles et l’historique restent en place. Lancez ensuite un export et ouvrez le résultat : tout y est, dans un format lisible sans nous. Changez d’IA en un clic. Gardez tout le reste.
Kastel n’échappe pas à sa propre règle : export total à tout moment, self-host gratuit à vie. La preuve, pas la promesse.